Chanson de 1776 relevée dans le recueil Chants de soldats de 1915, aux pages 27 et 28. Datée de 1776 par le recueil, sur les gardes françaises de la maison du roi.
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Fiche
| Type | Chanson de soldat |
|---|---|
| Époque | Ancien Régime |
| Droits des paroles | Domaine public |
Paroles
Domaine public · Pièce traditionnelle anonyme, antérieure à 1915. Texte transcrit d’après le recueil d’Alice Sauvrezis, 1915, lui-même dans le domaine public. p. 27-28.
Couplets
Dans les gardes françaises j’avais un amoureux ;
Fringant, chaud comme braise, jeune, beau, vigoureux.
Mais de Rome à Grenelle, c’est le plus scélérat,
Pour une péronnelle, le gueux m’a planté là.
Il avait, la semaine, deux fois du linge blanc ;
Et comme un capitaine, la toquante d’argent ;
Le fin bas écarlate à côtes de melon,
Et toujours, de ma patte, frisé comme un bichon.
Mon beau garde française m’avait donné sa foi ;
J’étais un peu niaise, je le crus tout à moi.
Quelle fut ma colère quand un beau jour j’appris
Que d’une autre lingère son cœur était épris !
De ta lame tranchante perce mon tendre cœur ;
Fais périr ton amante, ou rends-lui le bonheur !
Le passé n’est qu’un songe, une fichaise, un rien…
J’y passerai l’éponge, viens… car je suis ton bien !
Sources
- Fait documenté · Alice Sauvrezis, Chants de soldats, 1525-1915 : chansons populaires, chants de marche, Paris, Berger-Levrault, 1915. Domaine public
- Fait documenté · Alice Sauvrezis, Chants de soldats, 1525-1915 : chansons populaires, chants de marche, Paris, Berger-Levrault, 1915. Domaine public
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