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Chant de tradition

En t'engageant dans les marsouins

Paroles et version documentée

« En t'engageant dans les marsouins » figure dans Carnet de chants des Troupes de marine, version 1.1, 17 septembre 2001. Cette version commence par « En t'engageant dans les marsouins ». Les paroles sont transcrites depuis le document fourni ; les variantes sont identifiées par leur source.

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Fiche

TypeChant de tradition
Droits des parolesStatut à établir

Paroles

Statut à établir · Le document fourni ne suffit pas à établir le statut des droits du texte.

Version du document — Carnet de chants des Troupes de marine, version 1.1, 17 septembre 2001

p. 22, 23 du fichier PDF

En t'engageant dans les marsouins
T'iras peut-être chez les bédouins.
Il ne faut pas avoir de faiblesse,
Les voyages forment la jeunesse,
Tu verras Madagascar,
T'en reviendras un lascar.
Quand t'auras vu du pays
Nous vivrons en rentier à Paris.

Tu as tes dix-huit ans mon gaillard,
Aux coloniaux sans réticences
engage toi, dis un vieux gaillard
A son enfant qui le gênait de sa présence.
Ta mère n'est plus, mais j'ai ta part
Et tous ces biens sous ma gérance.
Cet argent-là c'est ton avenir

Je le garde pour quand tu vas revenir,
Et plus loin tu t'en iras,
Plus mon gaillard tu fortuneras.

Mais à peine son fils embarqué,
Déjà partout la salle rosse,
Avec des femmes se faisait remarquer,
Pendant trois ans il fit la noce ;
Lorsqu'un beau jour, tout détraqué
Il reçut la lettre de son gosse :
"Mon bon papa je suis libéré
Avec la classe qui va rentrer
Tu vois qu'çà n'a pas été long,
Je reviens avec mon premier galon ."

"Je suis sergent dans les marsouins,
Je t'écris de chez les bédouins,
J'ai fait mon temps en Afrique,
J'ai le teint couleur de brique.
Je connais Madagascar,
J'suis d'aplomb comme un brisquard.
Maintenant qu'j'ai vu du pays,
J'serai bientôt dans tes bras à Paris."

Lorsqu'il vit son teint bronzé
Avec son galon et sa médaille,
A ses pieds le vieux s'est agenouillé
En lui disant : "Je suis une canaille,
Je n'ai plus rien, j't'ai mis sur la paille.
Fais de moi ce que tu voudras mon enfant,
Je mérite le plus dur châtiment." (Bis)

Il lui répondit : " Papa lève-toi
Je te caserai, mais quant à moi,
Je retourne chez les Marsouins.
Va il ne te manquera pas de pain,
Je te mettrai dans un asile
Où les femmes t'y laisseront tranquille.
Au pays de l'abricot
Le soleil vous tape sur l'Kongolo
Mais aussi vrai que j'te dis,
Y'a moins de chameau qu'à Paris"

Sources

  1. Fait documenté · Carnet de chants des Troupes de marine, version 1.1, 17 septembre 2001. Document du dossier books : chants-militaires.pdf. Statut à établir
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