Chanson d’origine anglaise relevée dans le recueil Chants de soldats de 1915, aux pages 40 à 42. Adaptation française d’une chanson traditionnelle anglaise, signalée comme telle par le recueil.
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Fiche
| Type | Chanson de soldat |
|---|---|
| Époque | XIXe siècle |
| Auteur | Maurice Bouchor |
| Droits des paroles | Domaine public |
Paroles
Domaine public · Adaptation française de Maurice Bouchor, 1855-1929, dans le domaine public depuis 2000. Texte transcrit d’après le recueil d’Alice Sauvrezis, Chants de soldats, Berger-Levrault, 1915, p. 40-42.
Le chant
Il était un bon roi je ne sais où,
Qu’on nommait le vieux roi Chou.
« Passez-moi, disait-il, ma pipette et mon vin ;
Violons, jouez-moi quelque refrain ! »
Trois violonistes,
Aux longs cheveux d’artistes,
Vivement raclaient leurs instruments ;
Ils faisaient : Touilidi, touilidi, touilidi !
Et voilà comme on vit joyeusement.
Il était un bon roi je ne sais où,
Qu’on nommait le vieux roi Chou.
« Passez-moi, disait-il, ma pipette et mon vin ;
Harpes d’or, jouez-moi quelque refrain ! »
Trois joueurs de harpe,
Roulant des yeux de carpe,
Lestement pinçaient leurs instruments.
Ils faisaient : Plum-a-plum, plum-a-plum, plum-a-plum !
Et voilà comme on vit joyeusement.
Il était un bon roi je ne sais où,
Qu’on nommait le vieux roi Chou.
« Passez-moi, disait-il, ma pipette et mon vin ;
Flageolets, jouez-moi quelque refrain ! »
Trois joueurs de flûte,
Après plusieurs culbutes,
Gazouillaient avec leurs instruments.
Ils faisaient : Tourlourou, tourlourou, tourlourou !
Et voilà comme on vit joyeusement.
Il était un bon roi je ne sais où,
Qu’on nommait le vieux roi Chou.
« Passez-moi, disait-il, ma pipette et mon vin ;
Mes clairons, jouez-moi quelque refrain ! »
Trois sonneurs de cuivre,
Remplis de savoir-vivre,
Embouchaient soudain leurs instruments.
Ils faisaient : Tarata, tarata, tarata !
Et voilà comme on vit joyeusement.
Il était un bon roi je ne sais où,
Qu’on nommait le vieux roi Chou.
« Passez-moi, disait-il, ma pipette et mon vin ;
Mes tambours, jouez-moi quelque refrain ! »
Trois batteurs de caisse,
À la moustache épaisse,
Fièrement cognaient leurs instruments.
Ils faisaient : Rataplan, rataplan, rataplan !
Et voilà comme on vit joyeusement.
Note de transcription
Le recueil donne la pièce comme une chanson d’origine anglaise et crédite Maurice Bouchor en note de bas de page. Il s’agit d’Old King Cole, passé au répertoire des chorales scolaires puis des chambrées.
Sources
- Fait documenté · Alice Sauvrezis, Chants de soldats, 1525-1915 : chansons populaires, chants de marche, Paris, Berger-Levrault, 1915. Domaine public
- Fait documenté · Alice Sauvrezis, Chants de soldats, 1525-1915 : chansons populaires, chants de marche, Paris, Berger-Levrault, 1915. Domaine public
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