La guerre de 1870 n’a pas laissé de recueil de chants comparable à ceux de 1855 ou de 1915. Ce qu’on en sait passe par des témoins qui écrivent ensuite.
Rochas d’Aiglun, lieutenant-colonel du génie, rapporte en 1890 le geste le plus net de la période : Napoléon III fait jouer La Marseillaise quand il faut relever le moral des troupes. L’hymne, écarté sous l’Empire, revient ainsi par l’usage militaire avant d’être rétabli officiellement en 1879.
Le répertoire chanté de l’armée, au sortir de la guerre, est celui que Rochas décrit vingt ans plus tard : des chansons de route venues des provinces, des refrains propres à chaque corps, et le fonds hérité des colonnes d’Algérie. La Strasbourgeoise, attachée au souvenir de l’Alsace perdue, appartient à cette mémoire d’après-guerre plus qu’à la guerre elle-même.
Cette période reste la moins documentée du site. Les fiches qui s’y rattachent sont listées ci-dessous ; les sources manquantes sont signalées sur chacune.